13.05.2008

Bombardes & Co.

Du 27 avril au 4 mai 2008 s'est déroulé le Festival Euroceltes de Strasbourg. Des Bagadous de plusieurs pays d'Europe (Suède, Allemagne, Irlande...) s'y sont retrouvés. Il ne s'agissait pas uniquement d'entendre de la musique : le cinéma était aussi à l'honneur à l'Odyssée et la Librairie Kléber était également associée.

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Mais le grand moment de cet événement fût la "Grande Parade" qui a parcouru le centre de Strasbourg le samedi 3 mai 2008. Sonneurs et danseurs m'ont littéralement fait frissonner de plaisir pendant deux heures ! En effet, aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours adoré les cornemuses, binious et bombardes. Après tout, entre l'Alsace et la Bretagne, il n'y a guère que Paris...;-) Bref, je me sens profondément de culture celte, même si je la connais très mal (je répète : c'est un sentiment !).

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Quoi qu'il en soit, des milliers de personnes se sont massées tout le long du parcours (spontanéement pour la plupart, en entendant les sonneurs arriver, car la communication autour de cette manifestation n'était malheureusement pas très réussie) et avaient le sourir. Quelle joie aussi de pouvoir entendre "mes chouchous" : le bagad de la base aéronavale de Lann-Bihoué (oui, j'ai fait mon service militaire dans la Marine). Aubade devant la cathédrale de Strasbourg : j'ai adoré ! Cliquez ci-après pour voir trois extraits avec "des images qui bougent" : partie 1 - partie 2 - partie 3.

A suivre...

Yann 

10.11.2007

Déjà ?!????

Les journaux d'informations ont leurs "marronniers", moi, j'ai mon... sapin.

Et oui ! Le grand sapin de Noël de la place Kléber a été mis en place, sous le regard du grand général, lundi 5 novembre.

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Cette année, selon 20 minutes, il a été extrait de la forêt du Dabo, est âgé de 90 ans, mesure 30 mètres de haut et pèse près de 9 tonnes.

Sa décoration (le thème de cette année est "le Noël des enfants du monde", concrétisé par l'accrochage de photos de membres de l'UNICEF) a débuté et s'achèvera par une première illumination le 25 novembre.

Ca sent la fin de l'année !!! Cette installation nous permet de nous préparer doucement à nous mettre dans l'ambiance de Noël (et cette note est plus particulièrement destinée à ceux qui, étant éloignés de la "capitale de Noël", sont en manque de ladite ambiance).

A suivre...

Yann 

 

13.11.2006

Ca sent le sapin...

Lundi 6 novembre 2006, le traditionnel sapin de Noël a retrouvé "sa place" (Kléber évidemment).

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Trente deux mètres de haut, douze tonnes, il repose sur son socle de deux tonnes et demi de béton, désormais situé dans l'axe de la rue de l'Outre (le précédent socle ayant été détérioré lors de la tempête de décembre 1999).

Et comme dit le proverbe : "Sapin en Novembre, Noël en Décembre!"... Misère ! Déjà !? Savoir que la fin d'année est aussi proche m'angoisse un peu. Les journées sont de plus en plus courtes, la lumière n'est plus qu'artificielle, le froid et l'humidité nous engourdissent et le moral faiblit... Sans parlers des "hordes " de touristes qui vont bientôt débarquer des avions, trains (bon courage pour traverser le chantier de la gare !) et autobus. Aïe, aïe, aïe !

Heureusement, Noël, c'est aussi les bons pains d'épices de chez Mireille, les illuminations des rues et des monuments (à découvrir en semaine, sans les "barbares" du week-end, un verre de vin chaud à la main), les winstubs où l'on peut se régaler/réchauffer (parce qu'il faut faire de la graisse pour lutter contre le froid !), la préparation des décors à la maison (la décoration kitsch, le sapin, les bottes...) et les cadeaux (enfin...surtout ceux à recevoir) ! Hé, hé hé !

Bon, allez, plus que six semaines et les jours rallongent à nouveau ! 

A suivre...

Yann 

30.09.2006

Place de la République

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    L'histoire de Strasbourg est extrêmement riche, notamment en raison de ses plus de 2000 années d'existence (fondation du camp romain d'Argentoratum en 12 avant J.C.) et de la convoitise qu'elle suscita entre l'Allemagne et la France.

    Strasbourg est aussi une capitale. Elle est bâtie comme une capitale, avec de grandes places, des avenues, des monuments... C'est essentiellement l'Allemagne qui a voulu cela dans la période de 1870 à 1918. En effet, lorsqu'il annexe l'Alsace en 1871, l'Empire germanique cherche à séduire la population nouvellement conquise, d'une part, et souhaite faire de notre ville la vitrine de sa puissance, d'autre part. C'est sur le plan architectural et urbanistique que cette grandeur va s'exprimer, car Bismarck avait pour objectif d'asseoir durablement l'annexion de l'Alsace par un investissement dans la pierre. C'est ainsi qu'en quelques années, la superficie de la ville va tripler !

L'un des lieux les plus remarquable où s'est exprimée cette politique est la Place de la République.

A l'Est, elle est bordée par deux palais administratifs (la Trésorerie et la Préfecture) de style "baroque allemand" datant du début du XXème siècle.

medium_ConservatoireetTNS.JPGAu Sud, le Conservatoire de musique et le Théatre National de Strasbourg, hébergés dans le même bâtiment datant de 1892, cotoient la Bibliothèque Nationale et Universitaire (construite en 1895), ornée de médaillons de grands auteurs tels Molière, Dante, Goethe...

Au Nord, l'ancien Palais Impérial (achevé en 1889, après plus de cinq annnées de travaux) forme un quadrilatère de 75 mètres de long sur 53 mètres de large. Sa façade est remarquable par son bossage rustique, son avant-corps médian coiffé d'une coupole. L'escalier d'honneur intérieur est impressionnant. Bref, il est somptueux ainsi que le voulait l'Empereur en cette "nouvelle terre germanique", notamment afin de légitimer sa présence. Guillaume II vint donc lui-même l'inaugurer en 1889 et y logea quelques fois entre 1901 et 1914, lorsqu'il venait rendre visite au Prince héritier Joachim, étudiant à Strasbourg. Durant la "Grande Guerre", il servit d'hôpital militaire, puis, en 1920, la plus ancienne institution européenne, la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin (créée en 1815) y est installée en exécution du Traité de Versailles. D'où la dénomination "Palais du Rhin"... De 1940 à 1944, la Kommandantur nazie s'y installe, puis en est chassée par le Général Leclerc, libérateur de la ville le 23 novembre. C'est là qu'il rédigera la proclamation annonçant la réalisation du célèbre "serment de Koufra" : "26 ans et un jour après l'anniversaire de 1918, la France a repris Strasbourg... la flèche de la cathédrale est devenue notre obsession. Nous avions juré d'y arborer de nouveau les couleurs nationales, c'est chose faite...". Outre la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin, le Palais du Rhin héberge aujourd'hui la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Il n'a été classé Monument historique qu'en 1993.

Au centre du petit parc situé au coeur de cette place, moins gai mais tout aussi intéressant : le Monument aux Morts. Datant de 1936, cette oeuvre symbolique est hautement respectable (même les nazis n'ont pas osé y toucher!). En effet, la "mère Strasbourg" représentée sous les traits d'une pieta, tient sur ses genoux ses deux fils mourants : l'un regarde vers la France, l'autre vers l'Allemagne. Ils sont tombés après avoir combattu l'un contre l'autre, mais avant de mourir, ils se donnent la main pour sceller leur réconciliation (petit rappel : entre 1870 et 1945, les Alsaciens ont changé 5 fois de nationalité et ont connu l'incorporation de force dans la Wehrmacht entre 1942 et 1944; environ 40 000 "Malgré-Nous" ont trouvé la mort sous l'uniforme allemand).

Bref, la place de la République est "le pôle du Pouvoir".

Et ce n'est pas un hasard si ce "pôle" est relié par l'Avenue de la Liberté à une autre "pôle" (l'Université, le "pôle du Savoir"). Mais ceci est une autre histoire...

A suivre...

Yann 

 

 

03.07.2006

La grande boucle

Et c'est parti ! C'est sous un soleil éblouissant (voire assommant!) que flonflons, klaxons et accordéons ont accompagné le départ du Tour de France dans les rues de notre belle capitale alsacienne samedi 1er et dimanche 2 juillet.
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Le coup d'envoi de la célèbre course a été donné samedi vers 12h40 par la Patrouille de France qui a survolé Strasbourg sur un axe Place de Bordeaux - Place de l'Etoile.
medium_IMG_8852.JPGmedium_IMG_8855.JPGDes milliers de spectateurs avaient rejoint ladite Place de Bordeaux (à pieds, car le traffic du tram était interrompu entre la place de la République et le Wacken, et la circulation automobile interdite dans tout le quartier de la course) pour voir le "village du Tour" et assister au ballet des véhicules constituant la "caravane du Tour" (gros succès des 2cv Cochonou!). Si j'en crois les annonces faites sur la radio du Tour, entre 15 et 16 millions d'objets publicitaires seront distribués le long du parcours de l'épreuve.
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Ce fût également l'occasion d'apprendre que Londres (si si London!) sera la ville de départ du Tour de France 2007 !
 
medium_IMG_8857.JPGmedium_IMG_8845.JPGPuis vint le départ du Prologue. Des dizaines de milliers de spectateurs s'étaient massés sur le bord de la chaussée pour assister à cette première mise en jambe dans le quartier "allemand" (place de Bordeaux, parc de l'Orangerie, avenue de la Forêt Noire, quartier des Quinze, quartier de l'Observatoire...). Il était assez étonnant de voir et d'entendre tout au long du parcours autant de spectateurs venant tout exprès de pays si éloignés de notre région : des Espagnols, des Hongrois, des Polonais, des Américains, des Canadiens, des Suédois et évidemment des Allemands... Nous n'en avons peut-être pas conscience, nous Français, parce que cette course fait parti de notre environnement sportif depuis que nous sommes tout petit (et qu'elle est parfois considérée comme un peu ringarde...), mais elle est un véritable événement mondial. Il suffisait pour s'en rendre compte de constater la présence de nombreux véhicules de chaines de télévisions / radios / agences de presse venues du monde entier (plus d'une centaine de chaines de TV !).
Par ailleurs, quelle organisation et quelle logistique ! Ca doit être un véritable travail de Titan...
 
medium_IMG_8881.JPGmedium_IMG_8897.JPGDimanche,  "vrai" départ au pied de la Cathédrale (image inhabituelle de la rue Mercière !) de la 1ère étape d'environ 185 km Strasbourg - Saverne - Marmoutier - Molsheim - Plobsheim - Offenburg - Kehl - Strasbourg (je simplifie !) à travers le Kochersberg. Après avoir cité une bonne cinquantaine de fois les noms du "tandem" et des membres directeurs du comité d'organisation du Tour de France (pour "meubler"), le speaker officiel a laissé son micro au plus jeune des coureurs (un Danois, je crois) qui a lu en français (pas évident pour lui !) le "serment des coureurs" s'engageant à respecter les valeurs du sport (dépassement de soi sans dopage, respect des concurrents).
 
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Puis le départ fût donné sous les cris d'encouragement de la foule et tandis que des centaines de ballons bleu et jaune s'envolaient dans le ciel de la ville. Dès les premières dizaines de mètres, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, on est impressionné par la vitesse déjà prise par le peloton. Ca ne rigole pas ! Et effectivement, l'aller-retour jusqu'à Saverne via l'Allemagne a été effectué en environ 4 heures !!!
 
Et voilà ! C'est déjà fini pour Strasbourg qui a (je crois) présenté un visage plutôt agréable à tous ces visiteurs du Tour. Bonne route à tous les champions et espérons que le 30 juin 2006 (jour de décision d'exclusion de plusieurs grandes stars du peloton pour cause de dopage) n'a pas porté un coup de grâce au cyclisme, mais a, au contraire, participé au renouveau du Tour et du sport propre. On parlera alors encore longtemps de ce départ strasbourgeois !
 
A suivre...
Yann 

02.03.2006

Ce matin, à Strasbourg...

medium_img_6867.jpgVéritable tempête de neige sur notre ville ce matin !

Nous sommes le 2 mars et en regardant ces photos prises depuis mon bureau, on a un peu de mal à se dire que le Printemps sera là dans 18 jours... L'hiver est vraiment trop long cette année!medium_img_6871.jpg

 

 

Allez, courage ! Le pire est derrière nous...

A suivre...

Yann

17.12.2005

Strasbourg, notre belle ville !

Comme indiqué dans la rubrique "A propos", si la naissance d'Aymeric a précipité l'ouverture de ce blog, il n'est pas prévu qu'il en demeure à tout jamais le sujet exclusif. L'éloignement de nombreux amis et parents, et l'envie de partager avec eux nos découvertes, nos réflexions, nos évolutions personnelles, bref notre quotidien, sont également à l'origine de notre "tribune" sur Internet.

Ainsi, j'avais très envie de partager avec vous mon intérêt pour notre belle ville de Strasbourg, trop souvent inconnue ou méconnue, y compris de nombreux Strasbourgeois. J'ouvre donc aujourd'hui une nouvelle "catégorie" de "notes", tout simplement dénommée "Strasbourg".

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Et pour commencer, une petite anecdote (relativement connue, mais parfois déformée par la rumeur, récemment rappelée par une guide-conférencière de l'Office de tourisme de Strasbourg) concernant le symbole le plus célèbre de notre ville : la cathédrale Notre-Dame (dont la construction dura plus de quatre siècles : 1015-1439 !!!).

Saviez-vous que pendant 9 ans, la flèche de la cathédrale de Strasbourg fût ornée d'un bonnet ? Mais non ! Pas d'un bonnet de ski, ni d'un bonnet de Père Noël (tel que ceux qu'on voit repousser tous les ans sur la tête des touristes dès l'ouverture du Christkindelsmärick), mais d'un bonnet phrygien !

En effet, comme vous le savez, les excès révolutionnaires se multiplièrent pendant la période qu'on a appelé la Terreur. Ainsi, les citoyens Saint-Just et Lebas ordonnèrent en 1793 la transformation de la cathédrale en "Temple de la Raison" et la destruction de nombreuses statues de pierre qui l'ornaient (ah ces Parisiens !). Sans doute dans un excès de zèle, le citoyen Téterel, membre du conseil municipal de Strasbourg, alla même jusqu'à proposer la démolition de la flèche de la cathédrale considérée attentatoire au principe d'Egalité (ça ne devait pas être un véritable alsacien pour avoir une telle idée !).

Heureusement, un autre membre de la municipalité (éclairé lui !), dénommé Sultzer, fit une autre proposition : conserver la flèche pour en faire un symbole de la Révolution (de l'art de la récupération...). En effet, il suggera (peut-être un peu intéressé au sens financier du terme) en sa qualité de ferronnier, de placer sur la flèche de Notre-Dame un gigantesque bonnet phrygien en tôle rouge, visible de très loin pour "porter la Révolution jusqu'en Pays de Bade". Sa proposition fût retenue par la Municipalité de Strasbourg et la flèche sauvée... mais coiffée pendant 9 ans d'un bonnet métallique d'une hauteur d'une douzaine de mètres !!!

On ignore encore à ce jour comment ce bonnet monumental fût monté au sommet de la cathédrale... Son histoire s'achève au Musée des Arts Décoratifs (actuelle Aubette) où il avait été déposé, et où il fût détruit en 1870 sous les obus allemands.

medium_img_5962.4.jpgAujourd'hui, on peut encore voir (en levant les yeux) à l'angle du premier étage de la maison située au 24 place de la cathédrale, une enseigne reproduisant la cathédrale "coiffée" et juste au-dessus le buste de Sultzer veillant sur la flèche.

A suivre...

Yann